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Production et Valorisation
sujet posté par jac jeudi 23 octobre 2008 à 12h37
Beau modèle, du look, de la locomotion (en particulier un galop en équilibre sur les hanches), et de laptitude à lobstacle, en un mot un bon cheval dans sa catégorie
Pour ce faire, il faut :
Sélectionner les poulinières, et celles qui produisent mal (production indicée à moins de 120) doivent être réformées.
La mère apporte environ 70% du capital génétique, le père 30%, donc létalon a beaucoup moins dimportance que la jument.
Une vache laitière qui a une production de lait insuffisante par rapport aux normes est réformée
Elever avec de mauvaises juments ça coûte très cher, et si cest par amour il ny a pas de prix, mais ne nous plaignons pas.
Quant à la valorisation, cest autre chose.
Ou on nest pas professionnel, ou quon ne veut pas faire de frais, et on se limite au basique, c'est-à-dire au pré-débourrage (tourner à la longe, selle sur le dos, travail à lobstacle en liberté dans un bond rond), et terminer.
On vend alors le produit entre 6 mois et 3 ans, présentable en liberté, au prix du marché par rapport à la qualité, et non pas par rapport à ce que ça a couté !!!
Il y a un réel argus pour les chevaux (voir Nash 2008).
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dreamclic administrateur
jeudi 23 octobre 2008 à 12h48
jac :
La mère apporte environ 70% du capital génétique, le père 30%, donc l’étalon a beaucoup moins d’importance que la jument.
Encore une question qui va me faire passer pour le couillon de service mais tant pis, j'assume :)
On entend souvent ce genre de proportions. Un éleveur m'a même dit ce week end que la mère, c'était 80 à 85% de la génétique.
Alors moi, pauvre idiot que je suis j'ai eu quelques cours de génétique au lycée et je si je me souviens bien (en plus ça me passionnait déjà ces histoires) le brassage génétique se fait de manière strictement équivalente entre les gènes du père et de la mère. En faisant naître massivement des souris par exemple on peut même démontrer que les proportions suivent scrupuleusement les calculs et qu'on peut anticiper les résultats quand on connaît les gènes dominants et récessifs....
Alors j'ai peut être oublié mes cours mais j'aimerai qu'on m'explique pourquoi cette idée circule.
Et d'autre part, si cette idée était vraie, pourquoi continue-t-on à ne parler que des pères quand on parle pedigrees ? -
dreamclic administrateur
jeudi 23 octobre 2008 à 12h50
Je viens même de trouver une petite animation qui, j'en suis sûr, va vous faire sourire....
http://www.planetegene.com/view/brassage-genetique
et même une confirmation sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Brassage_g%C3%A9n%C3%A9tique
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BEON89 membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h18
un facteur vient peut-être s'ajouter à la pure génétique.
C'est la mère qui élève et éduque son poulain pendant 6 mois. Tout le monde s'accorde à dire que ces 6 mois sont hyper-importants à tous points de vue.
une mère proche de l'homme, confiante, n'élèvera pas son poulain comme une mère stressée, toujours sur l'oeil, etc...
Il me semble avoir lu quelque part que c'est pour cela qu'on met de moins en moins de juments de trait comme mères porteuses. Les poulains de ces mères là semblaient par exemple être moins vifs. -
DM membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h18
L'importance de la mère... je partage cet avis, mais cela ne fait pas l'unnanimité ni chez les acheteurs ni même chez certains "sélectionneurs" de vente Elites.
D'une façon générale les acheteurs d'aujourd'hui cherchent avant tout un père, quelque soit le papier de la mère. Un père "actuel" que l'on voit sur les tours ou on tv, ou un père à la mode.
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riollet membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h18
En effet comme toi Laurent cette affirmation m'a fait sourire!
Le brassage génétique c'est évidemment 50 - 50! heureusement pour nous pauvres hommes mâles!
Par contre le plus apporté par la mère, qui circule dans le milieu peut s'expliquer par l'acquis, à savoir le poulain est élevé par la mère! Elle interfère donc sur la génétique (50%) mais aussi sur l'éducation (acquis: 20 à 30 % d'après les chiffres avancés plus haut!)
Ca me paraît beaucoup compte tenu des autres facteurs, élevage, cavalier, chance.
Mais bon!!!
Par contre, on s'intéresse plus aux apports des mâles, dans les productions animales parce qu'on peut plus facilement déterminer les gènes dominants et donc améliorateurs ou détériorateurs, du fait du nombre de la production. 100 Flipper d'Elle on peut en une saison déterminer les plus et les moins! Une jument! Plus difficile de déterminer la part du sûr et de l'occasionnel si ce n'est sur le très long terme!
J'ai peu de temps et j'espère m'être fait comprendre mais je reprends ça plus clairement ce soir!
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Laurent modérateur
jeudi 23 octobre 2008 à 13h25
Je penses que tu as totalement raison, Laurent!
Je penses que quand on dit que la mère apporte 70% (ou autre) du capital génétique, on mélange le fait que les mères sont à X% (disons 70) responsable de la mauvaise production, en ce sens que contrairement aux étalons elles ne sont pas sélectionées. Les étalons sont rarement mauvais, puisque sélectionnés. Plus exactement on considèrera comme mauvais un étalon, par rapport aux autres étalons qui à la base constituent tous le "haut du paniers" des naissances males.
Si l'on considère que pour obtenir un bon cheval, il vaut mieux croiser une bonne jument avec un bon étalon, et compte tenu de ce que j'ai dit plus haut, lorsque l'on dit qu'on a mis une bonne jument à un mauvais étalons, il peut très bien s'agir d'une jument et d'un étalon ayant fait leurs preuves disons sur un niveau B1.
En terme de descendance, la jument aura plutôt produit des chevaux issus de meilleurs croisements, alors que l'étalon aura plutôt sailli des jument de qualité moindre. L'étalon aura donc eu une moins bonne production que la jument, et pourtant, on a toutes les chances d'espérer obtenir un bon cheval, disons de niveau équivalent à celui de ses deux parents. D'où on en conclura que la jument a "tout fait"!
A l'inverse, mettez un "bon" étalon à un "mauvaise" jument, là, vous avez généralement vraiment affaire à une mauvaise jument, vous avez donc peu de chances d'avoir un bon cheval, vous direz donc que la jument est une fois de plus responsable. CQFD -
sixtine membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h27
ah si c'etait vrai que chez les mammifères les femelles amenaient 80% de la génétique!!!!!quel enrichissement pour la population !!!
!!!
!!!
nanan la génétique n'a pas encore changé les règles du jeu! aucune règle scientifique n'a encore remis en cause le 50/50!
Quant à l'éducation ou à l'imprégnation in utero (soyons fous!) ...va falloir etre plus attentifs aux mères porteuses en cas de transfert d'embryon....parce qu'on va droit à des crises d'identité pour les poulains...pt etre un nouveau métier? -
DM membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h29
Laurent: "A l'inverse, mettez un "bon" étalon à un "mauvaise" jument, là, vous avez généralement vraiment affaire à une mauvaise jument, vous avez donc peu de chances d'avoir un bon cheval, vous direz donc que la jument est une fois de plus responsable."
Pas d'accord ! Si le sujet issu d'un (soit disant) bon étalon et moyenne voire mauvaise jument donne un crabe c'est que l'étalon n'est pas bon (d'une façon générale !) !!! L'étalon se doit avant tout d'être améliorateur !
"Les étalons sont rarement mauvais, puisque sélectionnés."
Le BLUP a permis à de nombreux crabes d'être approuvés. Heureusement son âge d'or est révolu. Toutefois on a maintenant une invasion de crustacés allemands...
-
Laurent modérateur
jeudi 23 octobre 2008 à 13h33
Je précise que Jac ne parlait que du "capital génétique". Mais évidement la mère ou la porteuse jouent un rôle, au même titre que le lieu d'élevage l'éleveur, les autres poulains du troupeaux, le(s) cavalier(s) les souvenirs d'enfance les interventions de son psychanalyste, le confort du canapé de son psychanalyste, etc... Mais toute cette partie acquise est bien entendu in quantifiable! -
Laurent modérateur
jeudi 23 octobre 2008 à 13h37
DM :Laurent: "A l'inverse, mettez un "bon" étalon à un "mauvaise" jument, là, vous avez généralement vraiment affaire à une mauvaise jument, vous avez donc peu de chances d'avoir un bon cheval, vous direz donc que la jument est une fois de plus responsable."
Pas d'accord ! Si le sujet issu d'un (soit disant) bon étalon et moyenne voire mauvaise jument donne un crabe c'est que l'étalon n'est pas bon (d'une façon générale !) !!! L'étalon se doit avant tout d'être améliorateur !
Je me suis mal exprimé. Lisez: "un peu moins mauvais cheval".
Et par ailleurs, bien sur la génétique comportant une part aléatoire importante, la part scientifique ne s'étudie que sur des grands nombres (les exceptions s'annulant). -
Laurent modérateur
jeudi 23 octobre 2008 à 13h41
DM :Toutefois on a maintenant une invasion de crustacés allemands...
...qui ne nous envahissent que parce que l'on veut bien les utiliser...
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DM membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h44
C'est bien triste... J'ai du mal à comprendre pourquoi certains éleveurs français s'entêtent à faire le testage des jeunes étalons étrangers ??!!!
Leurs lignées maternelles sont souvent que "courant d'air". Encore une fois (on en parlait plus haut) les pères sont mis en avant, comme si un cassini I x Contender x Pilot x Ramiro était forcément un gage de qualité ! Un leurre... qui fonctionne ! -
Iguane membre
jeudi 23 octobre 2008 à 13h56
DM :C'est bien triste... J'ai du mal à comprendre pourquoi certains éleveurs français s'entêtent à faire le testage des jeunes étalons étrangers ??!!!
Des éleveurs cherchant à produire pour le dressage par exemple
(ils ne risquent guère
d'avoir de jeunes étalons SF ou AA à tester dans cette discipline
de toute façon...)
Ou encore des éleveurs qui cherchent des jeunes avec deux ou trois courants de PS direct, les allemands utilisant plus de reproducteurs PS pour le sport que nous.
Je ne fais pourtant de mal à personne
En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux -
Laurent modérateur
jeudi 23 octobre 2008 à 13h58
jac :
Sélectionner les poulinières, et celles qui produisent mal (production indicée à moins de 120) doivent être réformées.
Combien de produit vous semblent nécessaires pour considérer que leur indice moyen est représentatif du potentiel de production de leur mère?
Quel age aura donc en moyenne la jument, lorsque elle aura un nombre suffisant de produits en age d'être indicés pour prendre la décision de son maintien ou non à l'élevage? -
Iguane membre
jeudi 23 octobre 2008 à 14h02
jac :Sélectionner les poulinières, et celles qui produisent mal (production indicée à moins de 120) doivent être réformées.
On peut avoir aussi des mères dont les produits sont indicés à moins de 120 parce que vendus à des amateurs....
Tant que le produit vendu correspond à l'attente (et au niveau...) de son acheteur, que celui ci est satisfait et recommande vos poulains à d'autres acheteurs amateurs, j'estime qu'on ne peut traiter ces poulinières de mauvaises juments à réformer même si leur production ne brille pas au plus haut niveau.
Rappelez moi donc le nombre de cavaliers "amateurs" par rapport au nombre de "professionnels", on voit rapidement quel est le marché le plus porteur en terme de quantité.
Je ne fais pourtant de mal à personne
En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux -
DM membre
jeudi 23 octobre 2008 à 14h12
Iguane: "Des éleveurs cherchant à produire pour le dressage par exemple (ils ne risquent guère d'avoir de jeunes étalons SF ou AA à tester dans cette discipline de toute façon...)"
Il est évident que le sang étranger est obligatoire pour cette discipline, qui pour cause n'était point concernée par mon écrit. ;-)
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jac membre
jeudi 23 octobre 2008 à 14h39
Génétique: l'influence de la mère
Par Brigitte CASTELNAU
PARIS (AFP) - Le patrimoine génétique de la mère interviendrait directement pendant la grossesse sur le développement normal du foetus, indépendamment des gènes acquis à la conception, selon des travaux de chercheurs français publiés lundi dans les comptes rendus de l'académie des sciences américaine, les PNAS.
Lors de la conception, le père et la mère transmettent chacun une partie de leur patrimoine génétique. Mais l'influence maternelle découverte par les chercheurs intervient sur le foetus indépendamment des gènes qu'il a ainsi acquis de ses parents. -
dreamclic administrateur
jeudi 23 octobre 2008 à 14h42
Très intéressant. J'adorerais lire ces travaux et ça pose du coup un vrai problème pour les transferts d'embryons..... -
dreamclic administrateur
jeudi 23 octobre 2008 à 14h49
J'ai déjà trouvé un peu plus de détails sur http://autisme-info.blogspot.com/2006/12/gntique-linfluence-de-la-mre-sur-le.html
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dav membre
jeudi 23 octobre 2008 à 15h01
cela me pose un sacré probleme , car lorsque l'on sait que pour les transferts les juments utilisées sont des trotteuses de réforme, sans aucune sélection pour ceux pourquoi elles vont etre utilisées .
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