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Communiquer Forums Elevage Elevage de chevaux Production et Val[…]

Production et Valorisation

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sujet posté par jac jeudi 23 octobre 2008 à 12h37

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On parle souvent de difficultés à vendre…Mais produit-on ce que le marché demande, à savoir :
Beau modèle, du look, de la locomotion (en particulier un galop en équilibre sur les hanches), et de l’aptitude à l’obstacle, en un mot un bon cheval dans sa catégorie…
Pour ce faire, il faut :
Sélectionner les poulinières, et celles qui produisent mal (production indicée à moins de 120) doivent être réformées.
La mère apporte environ 70% du capital génétique, le père 30%, donc l’étalon a beaucoup moins d’importance que la jument.
Une vache laitière qui a une production de lait insuffisante par rapport aux normes est réformée…
Elever avec de mauvaises juments ça coûte très cher, et si c’est par amour il n’y a pas de prix, mais ne nous plaignons pas.
Quant à la valorisation, c’est autre chose.
Ou on n’est pas professionnel, ou qu’on ne veut pas faire de frais, et on se limite au basique, c'est-à-dire au pré-débourrage (tourner à la longe, selle sur le dos, travail à l’obstacle en liberté dans un bond rond), et terminer.
On vend alors le produit entre 6 mois et 3 ans, présentable en liberté, au prix du marché par rapport à la qualité, et non pas par rapport à ce que ça a couté !!!
Il y a un réel argus pour les chevaux (voir Nash 2008).

dernière réponse

  • Avatar de BEON89 BEON89 membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 08h31

    Ce serait donc la l'explication cartésienne à cette idée que les mères apportent plus que les pères.
    Comme quoi, finalement, il y a du bon sens dans ce que disent -et sans savoir l'expliquer- les vieux éleveurs.

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  • Avatar de dreamclic dreamclic administrateur

    vendredi 24 octobre 2008 à 11h11

    Mais tout ça met aussi bien en avant l'amalgame que beaucoup font en disant que la mère apporte "xx % de la génétique du poulain". Du coup un éleveur qui s'attend à ce "pourcentage d'influence" dans un transfert d'embryon fait une erreur...

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  • Avatar de BEON89 BEON89 membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 11h30

    tout à fait

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  • Avatar de dav dav membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 13h23

    sharx, je pense qu'il y aurait pourtant beaucoup à dire sur les centres de transfert et leur juments porteuses.

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  • Avatar de sixtine sixtine membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 13h31

    A l'époque où tout passe par l'accréditation ou la certification, peut etre qu'une charte de qualité minimum améliorerait la situation.
    Parce que si je suis plutot OK pour les transferts, vu l'enjeu financier et sportif, avoir connaissance du pourcentage des transferts réussis ainsi que des critères de qualité minima des juments porteuses..me paraitrait normal et meme indispensable.

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  • Avatar de dav dav membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 13h56

    tout a fait d'accord sixtine, les centres jouent tout de meme la transparence(plus ou moins)sur leur taux de reussite , leur cheptel etc...mais et cela me semble primordial comme tu le dis sixtine un minimum d'informations sur les porteuses( car je l'ai appris à mes depends cette année)elles devraient meme etre labelisée vu l'en jeu et pas juste sortie de course et roulle ma poule!!!

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  • Avatar de sixtine sixtine membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 14h38

    Les poulinières? mais personne n'est dupe! quel est l'éleveur qui ne connait pas vraiment la "valeur" de sa jument? Il n' y a aucun tabou la dessus (quel grand mot!)
    Tout le monde est bien conscient que parfois la valeur affective est parfois plus importante que la valeur sportive et génétique. Et alors?
    En dehors de problèmes de santé (cités plus haut) qui effectivement peuvent etre sources de refus, j'ai rarement vu ou rencontré un étalonnier français qui refusait de vendre une carte de saillie!!!
    L'élevage équin dépasse pour moi la rencontre d'un ovule et d'un spermatozoide!

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  • Avatar de HERICA HERICA membre

    vendredi 24 octobre 2008 à 16h30

    Tout à fait d'accord!!!!

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  • Avatar de schascha schascha membre

    mardi 05 janvier 2010 à 18h38

    Je fais remonter le sujet ... que j'ai trouvé très enrichissant

    DM "Fragance de Chalusse, Qerly Chin, Narcotique de Muze II, etc etc sont mères de nombreux gagnants internationaux, tous nés par transfert.
    Le MILIEU a une bien plus grande importance. (cela n'engage que moi de penser cela...) ;-)

    Ces 3 mères citées appartiennent ou ont appartenu à J. de Brabander."

    J. de Brabander est ou était aussi un éleveur de trotteur ... il a plus que choisis sérieusement ses porteuses .. et apparement il continue la meme ligne de conduite pour ses clients ..

    aller en haut de la page www.transportchevaux.com / Transport personnalisé en Europe www.elevagedes7chenes.be / Petit elevage CSO

  • Avatar de ideel ideel membre

    mardi 05 janvier 2010 à 19h13

    Les propres frères ou soeurs issus d'une même mère et père ne se ressemblent pas toujours (robe, sexe, taille, caractère)alors je suis d'accord pour le 50/50 mais le problème c'est que c'est JAMAIS les mêmes 50/50 des mêmes chromosomes ... et heureusement sinon on ferait inlassablement les mêmes chevaux, tous gagnants aux J.O.

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  • Avatar de BEON89 BEON89 membre

    mardi 05 janvier 2010 à 20h56

    ideel : " les mêmes chevaux, tous gagnants aux J.O. "

    heureusement, le cavalier compte encore un peu ...

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  • Avatar de skicross skicross membre

    mardi 05 janvier 2010 à 22h35

    c'est sûr ,cela ne serait pas drôle si tous les chevaux étaient des cracks!!

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  • Avatar de dreamclic dreamclic administrateur

    mardi 05 janvier 2010 à 22h51

    Content de voir remonter cette discussion qui est une de mes préférées du forum Je pense aussi que l'effet milieu est beaucoup plus important que la souche... Peut être à tort mais j'ai plus choisi ma première poulinière en imaginant les étalons que j'allais pouvoir mettre dessus et les cavaliers à qui je pourrais les confier plutôt qu'en regardant ce qu'à fait naître la 6ème mère...

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  • Avatar de nimbe nimbe membre

    mardi 19 janvier 2010 à 16h26

    En dehors de la génétique on aura une approche différente du cheval si ce dernier est une fils ou une fille de diamant quidam ou berlin ou à l'inverse un ou une Charleston du cap HN . De part l'origine la considération ne sera pas la même. J'aurais aimé voir verdi HN ou charleston du cap mis sur une fanny du murier ou fragance de chalusse histoire de voir le résultat et donc d'avoir un element de comparaison.
    Pour moi des tops etalon sont devenus top etalon parcequ'effectivement ils sont améliorateur mais ils ont surtout bénéficier de la meilleure jumenterie tant en qualité que en quantité

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  • Avatar de calacapa calacapa membre

    mardi 19 janvier 2010 à 17h59

    Ce sujet correspond parfaitement avec un article que je viens de lire sur une revue D'AA. Il était fait allusion au fait que l'étalon ne comptait que pour 20 ou au mieux 25 % sur les aptitudes du jeune produit, que le reste revenait principalement à la mère puis au milieu dont vous parlez, à l'alimentation, à l'éducation donnée au poulain, puis à sa mise en valeur par un cavalier émérite. Où est donc l'intérêt dans ce cas de prendre des saillies hors de prix si cela ne compte que pour 20 % du résultat ? Si on peut se dire que si le milieu dans lequel est élevé le poulain ne lui est pas favorable il restera toujours ces 20 % .......

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  • Avatar de HERICA HERICA membre

    mardi 19 janvier 2010 à 18h06

    Ou que grâce à ces 20% ce sera un cheval au dessus du lot, peut être même un Crack!!

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  • Avatar de Bud78 Bud78 membre

    jeudi 11 mars 2010 à 06h45

    Bonjour,

    Je vais remonter cette discussion car elle est pour moi révélatrice du mal dont souffre la profession des éleveurs. En introduction, je vais préciser que je m'intéresse aux chevaux de sport depuis quelques années mais que je ne suis pas du milieu au départ, je suis un financier pour qui les chevaux sont un loisir, ceci expliquera peut être le côté décalé de certaines de mes réactions par rapport aux éleveurs.
    Si on reprend le premier post, la question était "produit-on ce que le marché demande ?" et vous vous êtes tous jeté sur la génétique. La réponse, c'est évidemment non, car en fait vous ne livrez jamais ou très rarement un produit fini. Je m'explique votre VRAI client, c'est le cavalier amateur ou pro qui va vouloir un cheval de 6 ou 7 ans utilisable pour ses loisirs ou la compétition. Vous faites tous des efforts considérables sur la sélection, l'élevage des poulains, qui fait que nous avons en france un vivier de poulains de sport qui est considérable. Mais ensuite pendant 2,3 ou 4 ans plus rien, la valorisation est limitée aux chevaux de haut niveau dans le meilleur des cas et faites pas toujours par des cavaliers qui ont une expérience des jeunes chevaux. Donc au final, arrivé à l'âge où le produit devrait être fini ou a deux solutions, un, des chevaux qui accèdent au haut niveau et dont les prix sont inabordable, deux, la casse, c'est à dire tous les chevaux qui iront sur le marché amateur en ayant plus ou moins bien vécu, cette période de la croissance et de la formation à leur sport. Je caricature un peu volontairement mais regardez autour de vous et demandez vous "qui gagne de l'argent dans ce milieu ?" (quand je dis milieu c'est toute la filière) et je suis persuadé que vous aborderez différemment votre profession.
    Un exemple concret, sur le retard du secteur dans son approche commercial. Un cheval de sport, ça vaut en gros le prix d'une voiture. Plus personne quasiment n'achète une voiture cash et pourtant je n'ai jamais vu un éleveur ou un marchand me proposer un financement. Souvent on peut lire des critiques amères sur les chevaux étrangers, je crois que la vrai différence, ce n'est pas leur chevaux, c'est qu'eux ont une premier niveau d'approche sur le plan commercial et savent faire le marketing de leur produit ou voire créer des marques comme le fait le zangersheide. Donc si demain, vous ne voulez pas être juste les "ouvriers" de ces marques, va falloir penser à créer les votres à vendre un produit commercial. Bon voilà, j'ai fini mais fallait que ça sorte, je vous trouve tous super mais votre naîveté sur le plan des affaires mais met hors de moi de temps en temps, désolé....

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  • Avatar de KARAMELE KARAMELE membre

    jeudi 11 mars 2010 à 07h26

    Cher Bud vous avez a la fois raison et tord. "finir" un cheval de 7ans est un parcours du combattant, un cheval ce n'est pas une voiture, un mauvais cavalier ou une gène physique transforme une Ferrari en 2cv en moins d'une semaine, compte tenu du coup de l'opération on la réserve donc juste au chevaux en lesquels "on croit". La dévalorisation des chevaux amateurs vendus assez jeunes à des amateurs est pour moi issu d'un problème plus vaste : le mépris des gens de chevaux pour les "autres".
    Pour continuer le parallèle avec la voiture, je connais bien le milieu des pilotes du dimanche qui écument tous les circuits d'Europe, lâchent entre 5000 et 50000 euro par we pour jouer à la course avec les copains. Ces gens là rendent le lundi des voiture en vrac à leur garagiste qui les accueille avec un grand sourire et leur rend une voiture nickel le vendredi (avec une facture qui ferait réver tout cavalier pro) au lieu de leur dire "ton cheval a perdu tout son dressage en 1 we, tu sais pas monter, tu es une merde". Le jour où les pro du cheval arrêterons de mordre la main qui les nourrit tout ira mieux. Le jour où ils arrèteront de mépriser le financier qui s'est acheté un 7 ans à 50000 euro et qui a besoin de conseils pour se régaler avec au lieu de lui montrer qu'il ne mérite pas un tel cheval, ce jour là le marché repartira.

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  • Avatar de Bud78 Bud78 membre

    jeudi 11 mars 2010 à 07h37

    Mon image n'était que pour le financement. Mais votre analogie avec la course automobilie est aussi très bonne. J'avais oublié cet aspect là mais vous avez tout à fait raison. Suffit d'aller sur un cycle classique, le milieu vit sur lui même et le propriétaire n'est absolument pas pris en compte. La plupart du temps, il y a même pas de quoi s'asseoir alors parler de reconnaissance on en est pas là.

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  • Avatar de JARSAY JARSAY membre

    jeudi 11 mars 2010 à 08h18

    Votre réaction est intéressante, mais très décalée par rapport à la réalité du marché.
    En effet, c'est le chat qui se mord la queue.

    Un 6 ans prêt à emmener un amateur sur un tour, en admettant qu'il n'ait pas été préalablement torpillé par le cavalier a couté environ 25000 € à son naisseur ou propriétaire.
    Or, si l'on revient à la population amateur +, son buget est entre 10000 et 20000 € maxi pour un cheval prêt. Les éleveurs ne sont pas l'armée du salut !
    Ou effectivement on fait comme dans les autres pays, le coût des pensions et des chevaux est tel que chacun peut faire son travail et chacun paye pour ce qu'il veut.
    Moi si je veux une audi neuve, je ne vais pas aller chez le concessionnaire en lui disant que j'ai le budget d'une clio....il va me rire au nez !
    Mais avec la FFE et la "démocratisation" de l'équitation, on a laissé entendre aux gens que tout le monde y avait droit....et bien non.

    Enfin, pour le financement, vous comparez encore ce qui n'est pas comparable, je n'ai pas la prétention de me comparer à Renault ou autre avec la surface financière qui va avec . Parceque le crédit, c'est bien, mais moi si je veux garder mes fournisseurs, je ne peux pas les payer à 90 ou 120 j comme le fait Renault.

    Par contre, ce que je fais parfois selon le montant du cheval c'est un paiement en 2 ou 3 fois, avec tous les risques que cela représente pour des TPE !

    Alors, je comprends parfaitement ce que vous voulez dire, mais malheureusement votre argumentation est difficilement transposable dans notre milieu.

    Par contre, j'ai de très bons clients et je n'oublie de leur faire des petits cadeaux, sous forme de remise, régulièrement...cela fait plaisir et les gens n'ont pas l'impression d'être juste là pour payer.

    aller en haut de la page JARSAY


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